JANVIER. et lorsqu'on n’a pas à sa disposition quelqu'un qui en ait l'habitude, le plus prudent est d’abandonner entièrement l’opération à la nature.
On suit, dans divers cantons, différentes mé- thodes pour nourrir les veaux. La plus économique et la meilleure est de ne pas les laïsser téter du tout, en les habituant, dès le moment de leur naïssance, à boire dans un baquet. Les huit ou dix premiers jours, on leur donne du lait fraichement trait; en- suite on le remplace par du lait écrêmé, dans le- quel on ajoute un peu de tourteau de lin réduit en poudre fine, ou de farine de féveroles ou d’orge. Dans quatre litres de lait écrêmé, on délaie peu-à- peu; eten agitant avec une spatule, une once de tourteau de lin pulvérisé ou de farine; on fait chauf- fer à la température du lait qui vient d’être trait, et on le donne au veau. Dans la suite, on aug-
mente la dose de farine.
JEUNE BITAIL.
Il est fortimportant de donner, pendant tout l’hi- ver, aux veaux d'élève de l’année précédente une nourriture abondante et substantielle; car si on les laisse dépérir pendant cette saison, leur croissance est arrêtée, et ils se rétablissent fort difficilement par la nourriture verte de l’été. Si on n’a que peu de foin à leur donner, une grande abondance de
racines est nécessaire.


