2 JANVIER. et peut-être deux fois autant de lait, qu’une autre qu’on aura laissé dépérir avant cette époque.
Les choux ou Les racines, comme pommes de terre, betteraves, carottes, navets, doivent faire alors une bonne partie de la nourriture des vaches: sans cela, on ne pourra les entretenir qu’avec une très-grande quantité de foin; ce qui, presque dans tous les cas, entraine une dépense énorme, sans jamais entretenir les bêtes en aussi bon état que lorsqu’elles reçoivent une portion de nourriture fraîche.
Lorsque les vaches mettent bas, les personnes inexpérimentées sont ordinairement disposées à s’in- quiéter de la lenteur de la sortie du veau, et à vou- loir secourir la mère, en aidant la sortie. Rien n’est plus nuisible que cette pratique, et les propriétaires de bestiaux ne peuvent tropse mettre en garde con- tre les ficheux résultats de l'ignorance des personnes auxquelles Le soin des vaches est confié. Quelque doux et modérés que soient les mouvemens qu’on peut faire pour tirer le veau, il peut en résulter les plus funestes effets pour lui ou pour la mère. Lors- que Le veau est bien placé à sa sortie de la matrice, il faut laisser les choses entièrement à leur cours naturel: lorsqu'il se présente mal, c’est en le re- poussant adroïitement, et non en le tirant, qu’on peut faciliter Le part; mais cette opération ne doit
êtretentée que par une personne très-expérimentée;


