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Notice sur l'importation et l'éducation des moutons a longue laine : et sur l'emploi de leur toison a la filature de Marcq / par J. Cordier
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RÉSUMÉ. 81 bres de futaie suffisamment espacés, et établir sur toute la surface des prairies ou pâturages.

En transformant ainsi les forêts, dans les pays de plaine, en futaie sans taillis, on obtiendrait des ar- bres plus beaux, de meilleure qualité, en plus grand nombre, et des produits en herbages qui dépasse- raient ceux donnés par les taillis sans futaies.

Si an laissait en France, comme en Angleterre et en Belgique, aux propriétaires de forêts, la liberté illimitée den disposer à leur gré, de les aménager à leur choix, d'ouvrir à volonté dans leurs forêts des routes spacieuses, d'établir des pâturages sous les arbres de haute futaie, convenablement espacés, le royaume pourrait augmenter de dix millions le nom- bre des moutons de race précieuse par laccroisse- ment des pâturages, et par la facilité de détruire les loups, qui rendent maintenant toute spéculation de ce genre imprudente et impossible.

Les améliorations proposées dans cette notice, et les moyens indiqués pour ÿ parvenir, ne paraîtront pas dune exécution difficile; puisque les mêmes résultats ont déja été obtenus en Écosse dans les circonstances les plus défavorables.

L'Écosse, sous le ciel le plus âpre, avec un sol montueux et aride, était encore dans le milieu du dernier siècle étrangère aux arts et aux manufac- tures, et pour ainsi dire séparée par ses habitudes, comme par ses hautes montagnes, des pays civilisés. La population sans instruction, habituée aux ali- ments les plus grossiers, à peine vêtue, formait avec celle de l'Angleterre les contrastes les plus affli- geants. Les propriétaires de l'Écosse les plus in-

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