80 RÉSUMÉ.
Quelques richesses que promettent à la France l'importation et l'éducation de ces races, on ne doit pas se dissimuler que beaucoup de causes s’op- posent à la réussite de cette amélioration nationale. 1° La culture des terres est abandonnée à des fer- miers sans avance, sans instruction, n'ayant ni la chance ni l'espoir d’un heureux avenir.
2° Les grands propriétaires et capitalistes qui seuls pourraient tenter et obtenir le perfectionne- ment de l’agriculture et particulièrement des races d'animaux domestiques, résident dans les villes; ils confient leurs domaines à des gérants et les vendent après avoir renoncé au séjour de la campagne dont ils sont pour ainsi dire repoussés; l'administration ne leur laisse aucune fonction utile à remplir, et les impôts de toute nature qui pèsent sur le sol ré- duisent le revenu d’un capital placé en terres à moins de moitié de l’intérêt donné par les mêmes sommes mises en rentes de l’état.
3° La plupart des départements sont couverts de forêts aménagées conformément aux réglements des temps barbares, où la science de l'agriculture et toutes celles naturelles qui s'y rattachent étaient encore inconnues. Le système ordonné par les ré- glements qui défend de cultiver les arbres, d’en
lalterner l’essence, de choisir les espèces les plus convenables, les plus profitables dans chaque loca- lité, Ôte tout espoir d'améliorations agricoles. Les arbres ont besoin, comme les céréales, d’être soi- gnés, essartés, labourés; il faut les semer ou les planter, les éclaircir, enlever les plants tortueux et ceux de mauvaise essence, n'admettre que des ar-


