2 A mms di
RAR AAA AS RAR ARR AR LR LUE IR LU
INTRODUCTION.
EE étrangers, nos VOISINS, plus ardents explorateurs de notre pays que nous-mêmes, font les remarques sui- vantes que nous devons méditer: en France, les culti- vateurs ont peu d'instruction et d’aisance; les trou- peaux sont peu nombreux, et la plupart des races abä- tardies; l’État manque d'institutions locales, d’associa- tions utiles. Par l'effet de la centralisation, la capitale attire sans utilité, et frappe de stérilité les capitaux, la puissance, la science et toutes les supériorités; les grands propriétaires dédaignent les champs, et les savants les applications; tout semble accroître de plus en plus le luxe des richesses et de la science à Paris, l'ignorance et la détresse des campagnes; enfin la jeunesse oisive et souveraine, séduite et entraînée par l'influence des hom- mes extraordinaires, peut jeter sans obstacle le pays avec elle dans les chances des innovations.
Ils prétendent qu’en Angleterre, les grands proprié- taires, tout à-la-fois agriculteurs, manufacturiers, né- gociants, répandent dans les campagnes où ils rési- dent, l'instruction et les capitaux acquis par le com- merce et les voyages; les savants dirigent leurs recher-
a


