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i] INTRODUCTION.
ches vers un but utile, et communiquent des connais- sances positives aux diverses classes de la société; le gouvernement abandonne aux comtés et aux paroisses le soin de ladministration, et aux associations les chances des entreprises publiques et particulières.
Ils écrivent que, sous un tel gouvernement, un heu- reux génie peut tout créer; une fâcheuse ambition ne peut rien détruire; la jeunesse, sans pouvoir au-dedans pour innover, tourne au-dehors son activité, étend la gloire et la puissance nationales; l’État compte, pour ainsi dire, autant de vies que de comtés et d'associations, et résiste à toutes les épreuves du temps et des puissances ennemies.
On est forcé de convenir qu'en France, nos longs troubles ont bouleversé les institutions comme les fortunes; les rivalités et les haines continuent à être le fléau de la société; on ne voulait admettre aucune supériorité sociale, et l’opinion semble encore s'armer contre tout succès extraordinaire, comme si la pros- périté et les richesses d’une nation pouvaient, dans ces temps, s'établir autrement que par celles des citoyens. Par un mélange extraordinaire d'anciennes idées, on honore encore loisiveté et les fonctions qui permettent de vivre noblement et sans travail.
Mais la puissance de la raison dissipe chaque jour les opinions révolutionnaires et les préjugés barbarés: le roi, les princes, ont daigné mettre leurs noms en tête de souscriptions ouvertes pour des établissements agri- coles et manufacturiers, et les ont dotés avec une mu- nificence royale. Les fonctionnaires les plus élevés ont de même demandé à s'inscrire, et, en imitant ces exem”
ples augustes, ils en ont donné de très-salutaires. Il n’est


