INTRODUCTION. il pas maintenant une entreprise importante, une con- cession de canaux, de ponts, de routes, une exploita- tion de mines, où l’on ne voie figurer les membres des chambres, et les plus considérables de l’État ou de la société.
Quoique de tels souscripteurs ne prennent que rare- meft une action immédiate dans ladministration des entreprises, ils en étudient le but, les moyens, les dé- tails, et discutent avec sagacité dans les conseils les points importants de la législation qui s’y rattachent. C’est à l'influence de cette nouvelle et heureuse direc- tion des esprits qu’il faut attribuer la lucidité et la pro- fondeur qu’on a remarquées dans les discours prononcés aux chambres sur les questions d’économie politique.
. Ces exemples donnés par les personnages les plus au- gustes, les vœux des hommes les plus éclairés, tout semble hâter une nouvelle et heureuse révolution dans l'administration, qui ne eraindra plus de laisser aux as- sociations le soin de rechercher, de découvrir et d’exé- cuter les entreprises utiles.
Cependant des obstacles restent à vaincre; quelques personnes, dominées par l'habitude ou par le sentiment de leur nullité, ou par l'attrait du pouvoir, repoussent les améliorations; d’autres très-estimables et de bonne foi admettent et proclament les paradoxes suivants comme des vérités incontestables: Les cultivateurs et fabricants produisent trop; le prix des céréales est trop bas; l'introduction des machines nouvelles est nuisible; les propriétés sont trop divisées, etc. D’au- tre part, les plus profonds génies dont s’honorent nos chambres et nos académies, conviennent que la France manque.encore de talents spéciaux; que sans eux on ne
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