LD) RÉSUMÉ,
fluents par les talents, les richesses, et surtout par les services rendus à l’état, formèrent une association dans le but de perfectionner l’agriculture et les ma- nufactures, et de rendre par l'instruction le peuple meilleur et plus heureux; ils établirent des écoles, des bibliothèques publiques, des ateliers, sous la di- rection des plus habiles professeurs; ils importèrent les machines les plus parfaites, les races d'animaux domestiques les plus précieuses, et sont parvenus à dépasser leurs voisins de l'Angleterre dans toutes les branches de l’industrie. Maintenant l'Écosse est en possession de fournir à la Grande-Bretagne les mécaniciens les plus habiles, des modèles dans les applications des arts à l’agriculture et aux manu- factures; elle offre sur tous les points, au voyageur étonné, je spectacle de l’aisance, de la prospérité et du bonheur.
La France, au milieu des ressources variées et in- épüisables que la nature lui a prodiguées, pourrait- elle consentir à rester long-temps encore tributaire des nations voisines les moins favorisées; à importer chaque année pour cent cinquante millions de hou- blon, de blé, lin, laines, moutons et autres produits, qu’elie devrait au contraire exporter comme excé- dant de sa consommation? Voudrait-elle plus long- temps eurichir, par son imprévoyance, la popula- tion de l'Allemagne, de la Suisse, de la Belgique, de l'Angleterre, lorsque la moitié de celle du royaume manque des objets les plus nécessaires et vit au mi- lieu des privations? Se bornerait-elle à conserver la supériorité qu'elle s'est acquise dans les lettres et les
beaux-arts, et à rester spectatrice des efforts in-
FES


