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Notice sur l'importation et l'éducation des moutons a longue laine : et sur l'emploi de leur toison a la filature de Marcq / par J. Cordier
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beaucoup au-delà des besoins, et que les blés tirés des pays exempts d'impôts, donnés à des prix plus bas que les frais de production en France, n’oCca- sionnent de nouveau la ruine des cultivateurs?

Ne serait-il pas possible d’obliger chaque ville à traiter, comme la capitale, avec des fermiers ou né- gociants pour assurer en tout temps les approvision- nements nécessaires à la consommation du peuple pendant une année. Des commissaires s’assureraient chaque mois de l'existence des magasins, de la qua- lité du blé, de leur renouvellement.

On achèterait dans les années d’abondance, on vendrait dans les années de disette, en renouvelani chaque année une partie des approvisionnements, on maintiendrait ainsi un prix plus uniforme.

Au reste, les progrès de l’agriculture éloignent le retour des disettes, parce que la variété des pro- duits qui mürissent à des époques différentes assure la réussite de plusieurs. Les pommes de terre plus généralement cultivées sont moins exposées aux in- tempéries et fournissent chaque année une nourri- ture abondante et saine. Les gelées, les pluies ou la sécheresse en réduisent plus ou moins l’'abon- dance, mais ne sauraient pas en arrêter la produc- tion, qui pourrait suffire pendant huit mois, chaque année, à la population entière.

Les observations précédentes s'appliquent égale- ment à la législation sur le tarif des droits d'impor- tation sur les moutons et les laines. Chaque mouton doit rembourser, par la toison et les agneaux, le montant des impôts établis sur la nourriture qu'on lui a donnée, sur le sel qu’on lui distribue, sur