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Notice sur l'importation et l'éducation des moutons a longue laine : et sur l'emploi de leur toison a la filature de Marcq / par J. Cordier
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les impôts directs mis sur le sol, sur sa maison, sur le sel; il paie la rente du propriétaire du terrain, et les impositions indirectes qui pèsent sur les journa- liers et ouvriers qu'il emploie. Il faut donc que le prix du blé et autres produits vendus rembourse ces diverses sommes et suffise à l'entretien de sa fa- mille.

Les impôts et la rente du terrain ne sont pas rem- boursés annuellement par les productions du sol; quelques champs, par une déplorable méthode, res- tent en Jachère et exigent des travaux sans donner de récoltes; d’autres ne fournissent que la nourri- ture nécessaire aux troupeaux et à la famille. Ce n'est en général que par la récolte du blé que les fermiers, dans les pays pauvres, retirent le montant du fermage et des autres dépenses courantes.

Si, tout compte fait, et y compris les frais de transports par des chemins difficiles pour arriver au marché, chaque hectolitre revient au cultivateur à 12 KB 9 on ne peut admettre aucun blé étranger, sans 1nposer la même somme à l'importation.

En Angleterre les impôts sont plus élevés qu'en France; aussi le blé est beaucoup plus cher et lim- portation est toujours prohibée, à l'exception des temps de disette.

Nous voyons qu'à Hambourg le prix du blé est de 8 fr. 81 c., et à Odessa de 8 fr. 66 c.; il est facile de se rendre compte des causes qui déterminent ce bon marché relativement aux prix des autres marchés.

Le blé de Hambourg vient de la Pologne, où les paysans sont serfs et coûtent peu à entretenir. La

terre n’est pas imposée, et Le seigneur qui possède