SUR LES MOUTONS A LONGUE LAINE. 59 en nature, ce qui serait plus juste, mais en argent, à quelque prix que soient les céréales. En admet- tant l'importation des productions étrangères d’une valeur souvent moitié moindre, on met l'agriculteur dans la nécessité de venüre à un prix égal ou même inférieur à celui de fabrication: on consomme sa ruine.
Il semble nécessaire, avant de fixer un tarif pour l'importation des céréales, de comparer les prix du blé dans les divers états, d'examiner la situation géographique et politique des contrées étrangères qui nous fournissent le blé au plus bas prix.
Le tableau suivant nous servira à motiver notre opinion.
État du prix moyen de l'hectolitre de froment sur les principaux marchés, en décembre 1824.
Angleterre"0. 27 66| Toscane......,...-. 14 04 Anvers es ent. 11090 1/Sicle. cree 15 o1 Amsterdam... 11 93| Santander ,......... 10 76 StCÉEI G) 0) ARNO Npo eo d'été vec 14 69 Hambourg:::-..... 8 81| New-York......... 12 23 Dantacke tr." 10 03| France, prix moyen.. 16 08 Odess 00e SCGR METIER SE 18 17 Éneste 10 95| Douai.,.......-... 15 62 Naples..---.......- 11 11| Valenciennes........ 17» Civita-Vecchia...... D
A l'inspection de ces données, on reconnait que si la France et l'Angleterre surtout, admettaient le commerce libre du blé, les agriculteurs de ces royaumes seraient ruinés.
Le cultivateur qui produit le blé paie en France


