X1V: INTRODUCTION.
tions dépendent souvent d’autorités passagères, étran- gères aux lieux, qui arrêtent ou glacent, par une froide indifférence ou par la haine des supériorités sociales, l'ardeur des propriétaires les plus zélés.
Admettons que le propriétaire d’une grande forêt voulût la transformer en parc anglais, il devrait lutter contre les conseils des communes qui refuseraient d’a- bandonner un sentier, et contre l'administration fores- tière qui s’opposerait à l'établissement de pâturages et de chemins spacieux. Fatigué de tant d'obstacles, il ne tarderait pas à renoncer à ses projets d'embellissements et de séjour à la campagne et à vendre ses domaines. Cependant il est constaté qu’une forêt de taillis sous fu- taie ne rend pas le quart des arbres et des revenus que donnerait le même sol s’il était aménagé en hautes fu- taies avec arbres convenablement espacés; dans ce der- nier cas, l'air et la lumière arrivent sur le sol, le fé- condent, et le recouvrent de pâturages excellents pour les races de moutons à laine longue.


