ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 29 et demi en un jour. Là le labour ne coûte pas même T3 par journal, parce que, dans de tels terrains, les bêtes peuvent être en activité pendant presque toute l’année; ainsi on fera là, pour fr. 7, bo, ce que nous avons vu en avoir coûté ailleurs 75, og; cependant 1l se peut que la récolte y soit plus belle que sur le terrain où la culture était si coûteuse. Quelle n’est pas la différence de résultat dans ces deux manières d’exploiter?....
Il est donc d’une extrême importance pour le cultivateur, de chercher à opérer ses travaux par des forces qui soient employées en entier, et qui pro- duisent l'effet le plus grand qui soit possible sans trop épuiser. Cette dernière circonstance est nécessaire 1.° parce que toute la fatigue qui ne peut pas être réparée par les jours de repos obligatoires(fêtes ou jours de pluies excessives), doit être ajoutée à la consommation du jour où elle a eu lieu. 2.° Parce que, lorsque la peine est trop grande, le travail en est ralenti, et qu'il en résulte une perte plus grande que l’épargne qu’on a voulu faire en n’employant qu’un moindre nombre de bêtes de trait.
J'avais lu que, en Angleterre, dans la Belgique et dans le Piémont, on la- bourait avec deux bêtes seulement, et je voulais atteindre un résultat à peu près semblable sur des terres fortes. J’accusais mes bêtes et leurs conduc- teurs de mauvaise volonté, et prenais de l'humeur contre eux, comme si la ténacité du sol ne leur avait pas présenté d'obstacles. Le travail se faisait mal, il avançait peu, et les bêtes souflraient.
po Règle générale. T1 faut que la force que les bêtes ont à vaincre dans le trait, ne dépasse pas la moyenne de la leur, dans l’exercice ordinaire qu’elles sont habituées à en faire; à défaut de cela leurs forces sont bientôt épuisées, et ces bêtes n’agissent plus que lentement et mal. Mais aussi faut-il habituer ces bêtes à un travail prompt, à une démarche active, et à un emploi réel de leurs forces, et, pour que cela ait lien, avoir un œil toujours attentif sur leurs conducteurs, afin qu'ils ne se relächent pas. Les bêtes, comme les hommes, s’habituent dès leur jeunesse à l’activité, ou à l’indolence et à la paresse; leurs forces sont souvent doublées par l’exercice qu’elles en font, si les personnes qui les élèvent les y habituent par gradation et sans les chrarger au-delà de leurs forees. 60,35. Beaucoup de cultivateurs croient faire une grande épargne en achetant, à bas prix, des chevaux ou des bœufs jeunes, pour en retirer un léger service
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