Aufsatz 
Lafontaine comme fabuliste : 1. Teil
Entstehung
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Prétendrais-tu nous gouverner encore Ne sachant pas te conduire toi-mèême?

Tout le contraire du renard, l'ours est peu gai, peu intelligent; il n'aime pas le grand monde, s'il va à la cour, il n'y va que parce qu'il y est convoqué; il est solitaire, mélancolique; il wa pas un sens fin et ne sait pas faire d'éloquents discours. Mais en revanche il a le coeur droit.

Lorsqu'il apergçut le vieillard, son voisin, qui s'ennuyait aussi de sa part,viens t'en me voir, lui dit-il, sans faire des compliments. IIs s'entretiennent un peu et enfin l'ours accepte l'offre du vieillard, il va avec lui;l'ours en un jour ne disait pas deux mots et ils se trouvaient bien ensemble. II allait à la chasse, portait du gibier, faisait son principal métier d'ètre bon émoucheur, écartait des mouches du visage de son ami dormant. Mais un jour que le vieillard dormait d'un profond somme, une mouche qui volait toujours sur le nez de son ami, mit l'ours au désespoir; il faut inventer un stratagème fin

Je t'attraperai bien, dit-il, et voici comme Aussitôt fait que dit, le fidèle émoucheur Vous empoigne un pavé, le lance avec roideur Casse la tête à l'homme en écrasant la mouche.

Il est sot; il n'a pas le nez bien fin. Ayant trouvé l'un des deux compagnons, qui s'est couché sur le nez et fait le mort, il le tourne, le retourne, approche son museau flaire aux passages de l'haleineCest, dit-il, un cadavre, ôtons nous car il sent. Le singe est un mattre fripon, un animal malfaisant qui pense à son bien premièrement et puis au mal d'autrui.

Il fait grand cas de lui-même, est sot babillard: il connatt tout, parle de tout, sans avoir rien vu; il raconte au dauphin qu'il est bien connu à Athènes, que ses parents y tiennent tous les premiers rangs, qu'un de ses cousins est juge-maire; mais il est bientôt reconnu, il prend le Pirée pour un homme.

Il est expert dans tous les arts, sait danser, baller, faire des tours de toute sorte.

Il a aussi beaucoup étudié, il devient maitre ès arts et même maitre de morale chez le lion. Le chien a l'air d'un courtisan, il est toujours poli flatteur envers son maitre et ceux qui sont plus puissants que lui. Et pourquoi pas flatter si l'on en a desos de poulets, os de pigeons, sans parler de mainte caresse; Il devient enfinpuissant, beau, gras, poli. Un jour s'étant égaré hors de la ville, il rencontre un loup, qui m'avait que les os et la peau, mais néanmoins il l'appellebeau Sire et quoique méprisant toute cette espèce commecancres, hères et pauvres diables il se conduit comme un homme de ville, il plaint le triste sort du loup, il le console et promet de le secourir de telle manière quele loup déjà se forge uue félicité, qui le fait pleurer de tendresse. De sa servitude, il n'en parle point, celan'est rien, ou peu de chose.*

.Qu'est cela? dit le loup. Rien. Quoi, rien? Peu de chose. Mais encore? Le collier dont je suis attaché De ce que vous voyez est peut-être la chose.

Il tranche du grand seigneur, parle de son peu de travail et de son grand train de vie, mais cache bien ce qui le rend méprisable aux yeux du loup libre. II est avide et sot: pour