Aufsatz 
Bossuet comparé à Fénelon / Abhandlung des Gymnasiallehrers Dr. Gustav Wachenfeld
Entstehung
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les deux fondements essentiels de votre puissance: avoir beaucoup de bons hommes et des terres bien cultivées pour les nourrir? Une vaine ambition vous a poussé jusqu'au bord du précipice. A force de vouloir paraitre grand, vous avez pensé ruiner votre véritable grandeur. Hatez-vous de réparer ces fautes.)

Souvenez-vous que les pays la domination du souverain est plus absolue sont ceux les souverains sont moins puissants. IIs prennent, ils ruinent tout, ils possèdent seuls l'Etat: mais aussi l'Etat languit, les campagnes sont en friche et presque désertes: les villes diminuent chaque jour: le commerce tarit.)

Il n'y a qu'une révolution soudaine et violente qui puisse ramener dans son naturel cette puissance débordée: souvent même le coup qui pourrait la modérer, l'abat sans ressource.)

Voilà les fautes du gouvernement de Louis XIV et Ses suites funestes: l'ambition et le despotisme du roi, les guerres frivoles, les maux du pays, enfin la possibilité d'une révolution.

Plus tard, Fénelon s'approcha peu à peu des idées d'une monarchie constitutionnelle. Pendant les désastres de la France, en 1710, il donna le conseil de convoquer les Notables, en croyant trop dangereux d'assembler les états généraux.J'avoue, écrivit-il dans une lettre au duc de Chevreuse, de 4. aoüt 1710,qu'un tel changement pourrait émouvoir trop les esprits et les faire passer tout à coup d'une extréme dépendance à un dangereux excès de liberté. O'est ce que Fénelon dit presque quatre-vingts années avant la révolution française.

En 1711, il proposa au duc de Bourgogne de réduire, après la paix, l'armée à 150,000 hommes, d'éviter une guerre européenne, de laisser peu de places fortes en France, d'organiser des milices pour tout le royaume, de retrancher les dépenses à la cour, d'établir des états pro- vinciaux et généraux, composés de députés des trois états de chaque diocèse, pour délibérer sur toutes les affaires des provinces et du royaume, pour punir les seigneurs violents, pour abo- lir tous les privilèges et toutes les lettres d'état abusives.

Nous voyons avec quelle clarté et franchise Fénelon s'est déclaré sour les besoins de son pays; ce sont justement les idées fondamentales de la révolution de 1789 qu'il a déjà prononcées, sous le règne de Louis XIV, de sorte qu'il peut être regardé, aussi pour la politique, comme le précurseur de Rousseau et le prophète d'un temps plus avancé. Bossuet aurait abhorré de telles opinions politiques, comme une espèce de nouvelle hérésie, puisqu'il détestait toutes les novations, et religieuses et politiques.

Si l'on lit encore les lettres et les mémoires de Fénelon sur la guerre de succession en Espagne, ses directions pour la conscience d'un roi, son projet de conseil de régence et enfin sa fameuse lettre adressée à Louis XIV, trois ans avant la paix de Ryswick, on ne peut assez admirer le vaste horizon politique et la vue claire et pénétrante du grand homme.

Chapitre VI.

Leurs relations avec la cour.

Bossuet avait attiré l'attention de la famille royale par ses sermons à Metz et à Paris. ¹) Télémaque, livre XII.) Télémaque, livre XII.) Télémaque, livre XXII.