Aufsatz 
Bossuet comparé à Fénelon / Abhandlung des Gymnasiallehrers Dr. Gustav Wachenfeld
Entstehung
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les malades, les pauvres, ils apportaient une attention particulière à l'institution des sémi- naires de prétres et à l'administration des hôpitaux, ils travaillaient pour la conversion des protestants et défendaient leurs droits épiscopaux et ceux de leur clergé, de sorte qu'ils étaient regardés comme de véritables pères de leurs diocèses et de l'église de France, non seulement par les Français, mais encore par les étrangers, même par les protestants.

Chapitre III.

Leurs écrits théologiques et philosophiques.

Abstraction faite de leurs sermons, dont nous avons déjà parlé, il faut nommer ici d'abord leurs écrits de controverse. Nons commençons par leurs ouvrages contre les protestants.

Bossuet publia à Metz, en 1655, une réfutation du catéchisme de Ferri, pasteur réformé, dans laquelle il tächa de prouver quela réformation, comme elle a été entreprise et exécutée, était pernicieuse, et que, si l'on pouvait se sauver dans l'Eglise romaine avant la réformation, on le pourrait encore.

En 1668, il écrivit sonExposition de la foi catholique apologie du concile de Trente, de laquelle le célèbre converti, maréchal Turenne, a dit:ce livre m'a fait voir la lumière. Mais ce ne fut qu'en 1671 que l'auteur, exhorté par Turenne et irrité par les provocations ironiques des huguenots, fit imprimer cet ouvrage, que le maréchal avait déjà lu en manuscrit.

Le plus important écrit de Bossuet contre les protestants est sonHistoire des vari- ations des églises protestantes, publiée en 1688, dans laquelle il blame, avec un savoir profond et avec une critique tranchante, les changements et les contradictions des réformateurs et allè- gue, avec une certaine satisfaction, la bigamie du landgrave Philippe de Hesse, les divorces de Henri VIII. d'Angleterre et le supplice de Servet ordonné par Calvin. Le célèbre historien anglais Gibbon a confessé que ces deux ouvrages de Bossuet avaient achevé sa conversion; je lus, j'approuvai, je crus: voilà ses propres paroles.

Tandis que Bossuet attaque toute la doctrine des réformés, Fénelon se contente de combattre, dans sontraité du ministère des pasteurs de 1688, la doctrine réformée de l'Eglise, en montrant qu'elle ne peut éêtre réduite à la volonté du peuple, mais uniquement à la volonté de Dieu et de Jésus-Christ, qui a choisi les apôtres et les a chargés de sacrer leurs succes- seurs. C'est ainsi que Fénelon combat ses adversaires du point de vue spécialement catholique, Bossuet à la fois en préetre décidé et en savant profond, qui est aussi bien versé dans les diffé- rentes branches de la théologie que dans la philosophie et dans l'histoire. Les représentants de l'église réformée qui étaient alors en France, Claude et Jurieu, ne furent pas sans talents et sans connaissances, mais ils ne furent pourtant pas à la hauteur du génie de Bossuet et de Fénelon, qui, quoiqu'ils aient idéalisé le catholicisme, en cachant, avec habileté, ses faiblesses, vainquirent leurs adversaires par leurs raisons, leurs images frappantes et leur style supérieur et classique. II n'est pas facile de décider lequel d'eux est le plus grand maitre à manier la-