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Dichters ſich dem dramatiſchen Stoffe mittheilen konnte, nur wo ein gefühlter und durchlebter Gegenſtand den Ausdruck erhöhte und die eiſige Rinde des Conventionellen durchbrach, erſcheinen wahre dichteriſche Schönheiten. So z. B. in der Athalie Racine’s, in welchem Stücke die ächte, tief innerliche Frömmigkeit des Dichters ¹), die Größe des Gegenſtandes, und der einfache und edle Ton der Bibelſprache harmoniſch zuſammenklingen. Hier herrſcht der große Stil der griechiſchen Tragödien, hier erſcheint die Majeſtät einer großen, öffentlichen Handlung, hier erheben ſich die prophetiſchen Worte und die lyriſchen Stellen des Chors bis zur zürnenden und ſtrafenden Indignation, welche wie eine Androhung des Ge⸗ richtes auf die Verderbniß der Zeit und die Ausſchreitungen der Gewaltherrſchaft hindeutet.
Das achtzehnte Jahrhundert. Das XVIII. Jahrhundert war der Poeſie noch mehr entfremdet, als das ſiebenzehnte. In dieſer Zeit herrſcht entſchieden die Proſa vor trotz der großen Verſemacherei in den Salons. Die Richtung der Literatur wurde beſtimmt durch das, was die Franzoſen Philoſophie nann⸗ ten, d. h. durch eine populäre, oft oberflächliche Darſtellung der großen Ergebniſſe der Wiſſenſchaften und eine Anwendung und Uebertragung dieſer Reſultate auf die wichtigſten Fragen des individuellen und ſocialen Lebens. Der Naturſinn war ganz erloſchen, die Geſellſchaft mit ihrer Sitte und Unſitte war das allein Maßgebende, die Quelle und das Ziel alles Denkens und aller Darſtellung; ein glän⸗ zender Einfall, welcher in den Zirkeln belacht, oder als fein geprieſen wurde, galt entſchieden für mehr als ein großer und tiefer Gedanke oder eine wahre Herzensäußerung. Schon in Boileau's Dichtungen findet ſich nirgends ein Ausblick in die freie Natur, nirgends eine Stelle, welche eine Empfänglichkeit für die Eindrücke derſelben verriethe. Die mechaniſche Naturanſchauung, welche ſich im achtzehnten Jahrhundert geltend machte, ließ in der reichen Wunderwelt der Schöpfung nichts anderes erkennen, als mit Nothwendigkeit geſtaltete Erſcheinungen, in welchen das Spiel des Zufalls und der phyſitaliſchen Eigenſchaften vorwaltete. Aus einer ſolchen Naturbetrachtung konnte nichts Poetiſches erſprießen; daher Sprache und den beſtechenden Wohllaut Racine's noch heute eine ungetheilte iſt, gekennzeichnet zu haben. So ſagt Sainte- Beuwe mit vergleichendem Hinblick auf Shakſpere und die Griechen: Le pittoresque-épique, le descriptif pompeux sied mal au style du drame, mais sans se mettre exprès à décrire, sans étaler sa toile pour peindre, il est tel mot de pure causerie, qui jeté comme au hasard, va nous donner la couleur des lienx et préciser d'avance le thédtre où se déploiera la passion. Duncan arrive avec sa suite au chateau de Macbeth; il en trouve le site agréable, et Banquo lui fait remarquer qu'il y a des nids de martinet à chaque créneau; preuve, dit-il, que Pair est salubre en cet endroit. Les personnages du drame, vivant de la vie réelle, doivent en rappeller à chaque instant les détails. Juliette, au balcon, croit entendre le chant de J'alouette et presse son jeune époux de partir; mais Roméo veut que ce soit le rossignol qu'il entend, afin de rester encore. Desdémona, émue du vague pressentiment de sa fin, revient toujours sans savoir pourquoi, à une chanson de Saule que lui chantait dans son enfance une vieille esclave qu'avait sa mdère. Shakspere abonde en traits pareils; les tragiques grecs en offraient également; Racine n'en a jamais. Le style de Racine se présente sous une teinte assez uniforme d'élégance et de poésie; rien ne s'y détache particulidre- ment; chaque personnage principal, au lieu de répandre sa passion au-dehors, regarde le plus souvent cette passion au-dedans de luicmême et la raconte par ses paroles telle qu'il la voit au sein de ce monde intérieur; de-Ià peu ou point de réalité et aucun de ces détails qui vous ramènent à l'aspect humain de cette vie.
1) Bezeichnend und wahr ſagt Sainte-Beuve, Portraits littéraires: La poésie alors, qui faisait partie de la littéra- ture(ſ. oben p. 10.), se distinguait tellement de la vie que rien ne ramenait de lune à Pautre; que T'idée même ne venait pas de les joindre, et qu'une fois consacré aux soins domestiques, aux sentiments de pdre, aux devoirs religieux, on avait élevé une muraille infranchissable entre les Muses et soi. Au reste comme nul sentiment profond n'est stérile en nous, il arrivait que cette poésie rentrée était dans la vie comme un parfum secret.... Racine, dans les sujets hébreux, est bien autrement à son aise que dans les sujets grecs et romains. Nourri des livres sacrés, partage-
ant les croyances du peuple de Dieu, il se tient strictement au récit de l'Ecriture, ne se croit pas obligé de mèler p'autorité d'Aristote à Paction, ni surtout de placer au coeur de son drame une intrigue amoureuse.


