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Qui pour les plus beureux n'ont produit que des pleurs. Toute sorte de biens comblera nos familles, La moisson de nos champs lassera les faucilles, Et les fruits passeront la promesse des fleurs.- La méme pensée se retrouve presque dans les belles strophes de pode:„A la Reine Marie de Médicis sur les heureux succès de sa régence où le poète met en opposition le fléau de la guerre et les bénédictions de la paix:— G„»La discorde aux crins de couleuvres, Peste fatale aux potentats, 4 Ne finit ses tragiques oeuvres Qu'en la fin même des Etats. D'elle naquit la frénésie De la Grèce contre L'Asie, Et d'elle prirent le flambeau Dont ils désolèrent leur terre, Les deux frères de qui la guerre Ne cessa point dans le tombeau.- »Cest en la paix que toutes choses Succèdent selon nos désirs; Comme en printemps naissent les roses, En la paix naissent les plaisirs; Elle met les pompes aux villes, Donne aux champs les moissons fertiles, Et de la majesté des lois Appuyant les pouvoirs suprémes, Fait demeurer les diadèmes Fermes sur la téte des rois.- Si Pon ne peut disconvenir que dans Malherbe le poèëte ne cède en général au ver- sificateur, que le feu rhétorique l'emporte sur la pensée et l'enthousiasme, toutefois il se trouve des stances clair-semées ou il se laisse aller tout-à-fait à l'élan de son imagination et on est également frappé de la diction poétique et de la douceur des sentiments. A preuve la belle stance»Consolation à M. Du Périer⸗ mentionnée d'abord, et celle-Aux Ombres de Damon- où il regrette la vanité de nos grandeurs et de nos plaisirs: »Mais, ö loi rigoureuse à la race des hommes! Gest un point arrôté, que tout ce que nous sommes. Issus de pères rois et de pères bergers, La Parque également sous la tombe nous serre; Et les nfieux établis aux repos de la terre er ub N' sont quthôtes et passagers.-
„Tout ce que la grandenr a de vains équipages,


