(5) qui, s’il ne produit pas la chute soudaine des Empires, n’en est pas moins une de ces ma- ladies qui minent sourdement le corps qui en est atteint, et le conduisent insensible- ment à ce marasme, la plus déplorable de toutes les morts.
Cette vérité était sentie de tous. Mais que peut la vérité contre une domination sans bornes, contre le desir de tout envahir, et la fortune publique, et les propriétés privées, et la propriété même des personnes!.. Les efforts des grands d'Espagne pour retenir la nation sous leurs serres cruelles, démontrent assez, sans citer ici d’autres exemples plus terribles encore, combien le mal jette de profondes racines, lorsqu'il est la suite de l’es- sence des choses, d’une organisation défec- tueuse, du défaut de distribution des règles qui doivent régir le corps politique, d’un côté, comme corps de citoyens, et de l’autre, comme réunion de simples individus, considérés, non dans leurs relations avec le corps poli- tique, mais dans leurs relations d'intérêts pri- vés entre eux. Ces deux états de choses doivent si peu être confondus, que si un peuple, sous le premier aspect, présente par exemple cent mille citoyens, il peut bien se faire qu'il renferme dans sa masse trois cent mille simples
M
NA NAN
7 4
1 LS


