DU CODE NAPOLEON. 535 ladopté, ne peut se lattacher par aucun autre intérêt que celui de a bienfaisance.
La légèreté, qui suit de près le repentir, ne peut entraîner à une adoption indiscrète: il y a des épreuves(1).
Le vieillard affoibli n’est pas exposé aux suggestions: les conditions que la loi exige len garantissent(2).
L’époux, le père, ne peut sacrifier ses enfans, son épouse, à un mouvement irréfléchi de générosité(3).
Enfin, celui que l'attrait de la licence et lélcigne- ment de toute gêne détourneroient du mariage, ne peut espérer que l'adoption lui rendra des héritiers qu’il n’aura pas voulu devoir à[a nature: l'adoption
n’est possible qu’autant qu’elle a été préparée de longue main(4).
Sur la Puissance paternelle, Ya France se partageoït entre deux systèmes également vicieux. Le droit cou- tumier n'établissoit véritablement pas une puissance paternelle: à le père n’étoit qu'un tuteur dont le pouvoir n’étoit même pas bien déterminé, Le droit écrit, au contraire, n'avoit que trop retenu de laspé- rité des anciennes lois romaines; il avoit fait du père
un tyran, du fils un esclave qui ne voyoit pas le terme
{1
(1) Voyez titre De l’Adoption, tome.V, pages 467 à 469.— (2) Ibid., pages 486 à 489.—(3)Ibid., page 394 et pages 475 à 444, —(4) Ibid., pages 402 à 409.
LI 4


