$34 CONCLUSION DU I.7 LIVRE
enfans légitimes, mais elle leur rend un père(1); ils ne sont pas entièrement exclus de la succession pater- nelle, mais ils n’y ont qu’une part déterminée, et de sévères prohibitions empêchent la tendresse indiserète des auteurs de leurs jours de franchir ces limites(2).
De toutes les matières du Code, l Adoption étoit assurément la plus neuve.
Les Romains pratiquoient l'adoption; mais Padop- tion des Romains ne pouvoit convenir à nos habi- tudes. Il n’est: pas étonnant que Îe changement de famille ne répugnât pas à un peuple où le père pouvoit vendre ses enfans; mais parmi nous la nature a repris ses droits, et un système nouveau devenoit nécessaire.
À travers de combien d’hésitations et de tâtonne- mens on est enfin parvenu à cette sage organisation que l'adoption à reçue!
L'adoption attache f’adopté à ladoptant par des nœuds bien plus étroits que ceux par lesquels une simple libéralité attache l'obligé au bienfaiteur(3).
L'adopté n’abjure pas son père ni sa famille$ il conserve tous les droits que Îa nature et Ia loi lui donnent à leur protection et à leurs biens(4).
L'adoptant à jamais exclu de la succession de
(1) Voyez titre De la Paternité et de la Filiation, tome V, pages 307 à 315.—(2) Ibid.—(3) Voyestitre De l'Adoption, ibid., pages 450 et suiv,—(4) Ibid,, pages 452 à 454:
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