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DU CODE NAPOLÉON. 533
Relativement aux enfans naturels, cette Iégislation étoit tout-à-la-fois injuste envers ces malheureuses victimes du déréglement et en contradiction avec Vintérèt public.
Elle vouoit les bâtards à l’opprobre, à la misère, au crime, qui en est la suite, et en faisoit ainsi le fléau de la société. Et cependant, sous d’autres rap- ports, elle étoit trop relâchée; car, en admettant Ia recherche de la paternité, elle troubloit le repos des familles, livroit le citoyen le plus vertueux aux ca- Tomnies et aux spéculations de viles prostituées, et donnoiït aïnsi une prime au désordre.
La législation nouvelle s’étoit jetée dans lexcès contraire: en plaçant les enfans naturels au niveau des enfans légitimes, elle trahissoit l'intérêt des mœurs et du mariage. Maïs, d’un autre côté, elle es servoit et assuroit a paix des familles en repoussant la re: cherche de’ Ia paternité.
Voilà donc encore le Législateur lancé au milieu des perplexités, obligé d’inventer un système nouveau.
II la heureusement trouve.
La recherche de la paternité est interdite(1).
La loï ne donne jamais aux enfans naturels les titres honorables qui ne doivent distinguer que les
(1) Voyez titre De la Paternité et de la Filiarion, tome V, pages 278 à 291. LI3


