F4 ESPRIT DU CODE NAPOLÉON.Liv.f. Tir. X, CHE.
dit que Jâge de vingt-un ans$ est encore le temps de l'effervescence des passions; que ce nest qu'à vingt-cinq ans que homme parvient à la maturité et est en état de gérer ses affaires$(1).
L'expérience répond à cette objection.
g Dans la Normandie et dans les autres provinces où a majorité étoit fixée à vingt ans, on ne s’est jamais plaint de cet usage. La mème observation s’ap- plique à Ja France entière, depuis que la majorité a été fixée à vingt-un ans$(2).
Cette limitation, loin d entraîner des inconyéniens, « est, au contraire, un des moyens les plus propres à
fonner les hommes»(3).
Pour le reconnoître, il suffit« de se transporter dans ces départemens où la majorité a été de tout temps à vingt ans; On y verra des hommes jeunes encore, bons administrateurs de leurs biens, économes, déja propres à l'exercice de leurs droits, et déjà même difcultueux sur leurs propres intérêts: ne seroit- ce pas parce que, de bonne heure, ils sont appelés à, l'exercice de leurs droits civils»(4)!
Et loin que les circonstances affoiblissent ces avan- tages, elles les rendent plus certains.« L'état de nos
Iumières nous autorisoit à conserver la conquête de
(x) M. Huguer, Tribun. Tome Il, page 144—(2) M. Leroy, ibid, page 171.(3) M. Huguet, ibid,, page 149:(4) Hbid.


