E? Eat
S
1#
En
2 ESPRIT DU CODE NAPOLÉON. Liv.I. Tir. X. Cu.I.
« Chez les Francs, la majorité commençoit à quinze ans. Ce peuple guerrier pensoit qu’on étoit un homme, un citoyen, dès qu’on étoit soldat. On sait que cet ordre de choses ne changea que lorsque leurs armes, devenues plus pesantes, ne purent plus être portées dans un âge aussi tendre: Îa minorité fut alors pro- longée jusqu’à vmgt-un ans»(1).
« Mais, lors de la rédaction des coutumes, dans le quinzième siècle, l'étendue du droit romain avoit fait tant de progrès, que la disposition qu'il contient sur la majorité à vingt-cinq ans, fut adoptée dans une très-grande partie de nos coutumes»(e).
Néanmoins,« les partisans du droit romain n'ont pas eu un succès complet. Dans les coutumes du Maine, de lAnjou, de la Normandie, du Hainaut, de Valen- ciennes, de Lille, de Lorraine, et quelques autres, la majorité a été conservée à vingt ou vingt-un ans.
» Dans la coutume de Paris même, le mineur de vingt ans avoit la faculté de disposer de ses meubles, acquêts et conquêts immeubles.
» Pour fait de commerce, c’est-à-dire, pour des actes qui souvent ne laissent pas de temps à la réflexion, on est majeur à vingt ans: ne sont-ce pas à autant
d’exceptions à la règle du droit romain!
(1) M. Leroy, Tribun. Zome Ldpasce rf0i—(2) M. Huguet, Tribun, ibid., rage 147.


