8 ESPRIT DU CODE NAPOLÉON. Liv. 1. Tir. X. Ce. I.
1723; cependant on sortoit à peine des calamités du siècle précédent, qui avoient dépeuplé cette province, lavoient convertie en forêts, et avoient habitué Îa jeunesse à la sobriété, à.la simplicité des mœurs, Alors, l'enfant que le luxe n'avoit encore pu cor- rompre, accoutumé à travailler constamment à côté de ses parens, parvenoit plus rapidement à la matu- rité; il y avoit certainement moins de danger à Île livrer à lui-même à l’âge de vingt-un ans: mais les pre- mières années d’un temps plus doux donnèrent l'expé- rience de la nécessité de l’édit dont on vient de parler.
» La jeunesse française est-elle plus sage aujourd’hui! A-t-elle reçu une meilleure éducation! A-t-elle montré plus de modération dans ses passions»(1)!
Les circonstances enfin ne permettent pas d'espérer un meilleur avenir, à moins qu’on ne maintienne ces principes.« Si, d'un côté, l'esprit de société et d'in- dustrie donne aux ames un ressort qui supplée aux eçons de l'expérience, ilest certain aussi qu'aujourd’hut l'éducation des jeunes gens est plus népligée, l’instruc- tion publique à-peu-près anéantie, la corruption des mœurs plus-générale»(2).« Queiles instructions, quels exemples la jeunesse a-t-elle reçus pendant dix
ans»(3)?
(1) Observations de la Cour d'appel de Nancy, page 7.—
a {2)-— de Bordeaux, page 10;—(3)— de Nancy, page 7.


