De la Minorité 7 inclinations, ses lumières, de vingt-un à vingt-cinq ans; quelle puissance il avoit pour modérer ses pas- sions; ce qu'il auroit fait, s’il navoit pas été contenu, et la question sera: bientôt résolue»(1).
L'expérience, au surplus, a rendu ces vérités sen- sibles.« Qu’on jette un coup-d’œil sur la conduite que la jeunesse a tenue depuis Je décret du 20 septembre 1792: On n’y verra qu'insubordination, licence effré- née, débauches, ruines, mariages follement contractés et presqu'aussitôt dissous. Qu’on fouille les registres des Tribunaux correctionnels et criminels» ON sera convaincu que le plus grand nombre des accusés ont été des jeunes gens qui, après avoir consumé leur Patrimoine, se sont livrés à toutes sortes d’excès et de crimes pour satisfaire des habitudes dépravées»(2).
Aussi le droit plus indulgent qui existoit dans lan- cien temps, avoit-il été changé depuis.« Plusieurs coutumes avoient accordé des majorités précoces; lexpérience, qui est la mère de toutes les sciences, a pressé leur réformation et le rétablissement des lois de presque toutes les nations, qui fixent la majorité à vingt-cinq ans.
.« Cette réformation a été faite particulièrement pour le ci-devant duché de Lorraine, par un édit de
(x) Observations de{a Cour d'appel de Nancy, page 8.— (2) Ibid., page 7 et,
À 4


