6 ESPRIT DU CODE NAPOLEÉON. Liv. I. Tir. X. CHI. guide et un protecteur: pourquoi l'en priver! Le jeuné homme n’a que des bienfaits à recevoir de ceux que la nature ou la loi a chargés de le diriger: il doit, sans doute, de la reconnoïssance et du respect à ses parens, aux auteurs de ses jours, à ceux qui ont pris soin de son enfance. Si l'esprit de société et d'industrie, moms répandu autrefois par le défaut d'instruction, l'a dis- posé à porter plutôt le poids de sa propre destinée, il est assuré qu'ils en favoriseront les progrès; c’est le vrai, le plus doux bonheur des parens: il n’a aucun risque à courir de leur part.
» Veut-on le mettre, avec plus de célérité, en état de contracter des dettes! Ce seroit équivalemment vouloir le ruiner et dépouiller les pères et mères, de leur vivant’, parce que leur tendresse et l'honneur Îles forceroient à tout sacrifier pour le soustraire aux con- traintes par Corps.
» Puisqu'on a distingué nne majorité relative au matiage, aux fonctions publiques, et même aux fonc- tions ministérielles, ne devoit-on pas également dis- tinguer les enfans qui ont’leurs pères et mères, de ceux qui sont SOUS là tutelle de collatéraux ou d’étræ1- gers, et, dans tous.les cas, modifier au moins la trop grande étendue de capacité qu'on donne au jeune homme de vingt-un ans?
» Que le Législateur s'examine lui-même; qu'il se
» 3. A _ demande quels étoient ses, sentimens, ses gouts, 5€S


