SECT. HN. IL° PART. 4 qui l'Usufruit est accordé, dc. 64 ce moment, elle n’a pas la puissance paternelle. If seroïit même dangereux de donner aux femmes cette sorte d'intérêt à obtenir le divorce. Au reste, la mère n’a pas à se plaindre; ses droits demeurent les mêmes que si le divorce ne fût pas survenu. À la vérité, il étoit possible qu’elle profitât des fruits qui pro- viendroïent des biens de ses enfans, parce qu'ils tom- boient dans la communauté: maïs il étoit possible aussi qu’elle n’en profitât pas, parce que le mari étant le maître de la communauté, il avoit le droit de dissiper les revenus; et d’ailleurs cette gonsidération tombe, lorsqu'il n’y a pas de communauté, ou que les conventions matrimoniales en limitent les effets.
L'article 386 n’est donc pas attributif; il n’est qu'exclusif. Son effet se réduit à exclure de la jouis-
sance, le père, si le divorce a été prononcé contre lui;
Ja mère, en cas de survie, quand c’est elle qui a donné
lieu à la dissolution du mariage. Il dépouille enfin celui des deux époux qui a ou qui acquiert par la suite des droits à[a jouissance; il n’ajoute rien aux droits de l’autre.
Tome Y, ss


