632: ESPRIT DU CODE NAPOLÉON. Liv. I. Tir. IX. CH. III. père. Toute la difficulté est de savoir si ce msyse peut être avoué par la justice et[a raison.
» Le souvenir des gardes noble et bourgeoise doit être effacé..
» La puissance paternelle des pays de droit écrit ne doit être étendue aux autres contrées qu’autant qu’elle est juste et raisonnable: dans le cas contraire, il faut abolir ce droit particulier des pays de droit écrit, au lieu d'en faire le droit commun de la France.
» Tout consiste donc a rechercher en cette ma- tière le point de raison et de justice. Or, il est diffr- cile de se persuader qué la raison-et la justice exigent qu’on donne invariablement an père la jouissance du bien de ses enfans; au père, quel qu'il soit, riche, joueur, dissipateur, avare,&c,
» Füt-il sans défauts, et le plus honnète des hommes, cette attribution n’en seroit pas mieux fondée. Les pères doivent amasser et travailler pour leurs enfans; mais il est contre nature que le bien des enfans serve à enrichir les pères.
» Ce que l’on peut dire, c’est que le père n’étant obligé de fournir à entretien et à l'éducation de son enfant qu'a raison de limpuissance où est l’en- fant d'y subvenir lui-même, son revenu, sil en a un, doit d’abord y être employé.
» Ce qui est vrai encore, c’est que la portion de
revenu applicable à Pentretien et à léducation de


