Teil eines Werkes 
Tome Quinquième (1807) Contenant Le Titre De la Paternité et de la Filiation
Seite
24
Einzelbild herunterladen

24 ESPRIT DU CODE NAPOLÉON. Liv. I. don VI CHI. Enfin, pour faire rejeter article dans sa totalité; on réfuta d’abord les considérations qui venoient d’être proposées.

Aux motifs qui avoient été allégués pour admettre en entier, on opposa« que l’article seroit Juste si ses effets se réduisoient à l’enfant conçu depuis que ladul- tère a été prouvé et le divorce prononcé; maïs que, rédigé comme il l’étoit, il s’étendoit également au cas où la conception de l'enfant auroit précédé la preuve de ladultère et la dissolution du mariage»{1}.

Les motifs de conserver la première disposition furent repoussés par les considérations suivantes: on dit« qu'on ne croyoit pas que la situation de l’enfant d'une femme convaincue d'adultère, et dont le ma- riage a été dissous pour cette raison, fût plus favo- rable que celle de l'enfant né- pendant le mariage, de Venfant qui peut réclamer l'application de la règle pater is est dans toute sa force; qu'il convenoit du moins de les placer l’un et l’autre sur la même ligne»(2)*,

(1) M. Tronchet, Procès-verbal du 22 fructidor an 10, tome IE, page 21,—(2) Le Consul Cambacérés, ibid.

* Nota, La rédaction de la Section posoit la règle d’une manière absolue; en décidant indistinctement que, malgré l’adultcre de 1a femme, l'enfant appartiendroit au mari, si les époux habitoient en- semble, elle sembloit exclure le mari du droit de le désayouer sous aucun prétexte,