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Tome Quinquième (1807) Contenant Le Titre De la Paternité et de la Filiation
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18 ESPRIT DU CODE NAPOLÉON. Liv. L Tir. VII. Cu E

mari, dans le concours des deux circonstances de

l'adultère prouvé, et du fait de la séparation des

deux époux»(1).

La Section, ne sarrêtant quà la circonstance de Ja séparation, appuyoit larticle quelle présentoit, sur ce que« cétte circonstance étant lune forte présomp- tion contre la paternité, elle ne devoit céder quà l'évidence des preuves. I seroit dur, en effet, que la femme püût donner librement des enfans étrangers au mari»(2).

On répondit« qu'il seroit difficile d'adopter cette exception, parce que la séparation de corps métablit pas entre les époux limpossibilité de cohabitation. Il n'est pas ordinaire qu'ils se fréquentent; cependant cet événement est possible»(3), et même« les rapprochemens que ménageront entre les époux ceux qui tenteroient de les réconcilier, peuvent leur donner lieu davoir commerce ensemble, sans être cependant suivis dune réconciliation définitive»(4).

On convint cependant que ne pas admettre l'excep- tion, de la séparation, Cétoit exposer le mari à se voir

chargé denfans dont il ne seroit réellement pas Je père;

(1) Observations de fa Cour de cassation, page 119.(2) M. Bou- Zay, Procès-verbal du 16 brumaire an 10.(3) Le Consul Cam- Bacérés, ibid.(4) Le Premier Consul, Procès-verbal du 16 bru-

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