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Tome Quinquième (1807) Contenant Le Titre De la Paternité et de la Filiation
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10 ESPRIT DU CODE NAPOLÉON. Liv. I. Tir. VII. CH L de son état; il n'y en a quà forcer ses père et mère à le reconnoitre»(1)*

Une seconde raison étoit que 5 la possibilité du désaveu étoit capable dafoiblir la puissance mari- tale 4(2), puissance qui, au surplus, suffisoit pour prévenir l'abus que Ia femme pourroit tenter de faire de fa règle absolue. En effet,« les maris doivent avoir un pouvoir absolu sur la conduite de leurs femmes, pour empêcher quelles ne leur donnent des enfans étrangers: la loi détruit le principe de ce pouvoir, si elle leur permet décarter l'enfant étran- ger, en prouvant qu'ils nen sont pas les pères»(3).

Néanmoins, en ÿ réfléchissant, on a compris que la question devoit être envisagée sous un autre point de vue, je veux dire sous Îe rapport des limites que doit nécessairement avoir toute présomption.

On 2 considéré, en effet, que la règle pater is est « est fondée sur une simple présomption»(4); « qu'une présomption ne peut porter le caractère de Pinfailibilité; quelle doit disparoïtre devant une preuve positive»(5), et« s'évanouir aussitôt que

(1) Le Premier Consul, Procès-verbal du 14 brumaire an 10. (2)lbid.(3)1bid.(4) Le Consul Cambacérés, ibid.(5) M. Lahary, Tribun. Tome LT, page fég.

* Nota. Ceci ne s'applique qu'à l'enfant qui jouit de son état, maïs quon

veut désavouer.