d
106)
§ II.
Cependant l'inſirmité dont nous parlons n'est pas incurable; il suffit, pPour la faire disparaitre„ d'entrelacer les orteils, avoc un ruban de soie, de la mèême manière que l'on fait l'entre- lacement des. paniers d'osier. Les or-
teils ainsi maintenus dans leur direc-
tion convenable, les uns à côotéè des autres suivant l'ordre de la nature. on s'exercera beaucoup à la marche, en ayant soin d'avoir des chaussures fort larges, où le pied puisse facilement s'étendre en tout sens. Insensiblement l'orteil perdra sa déviation, reprendra
— pour ainsi dire, enfermees et comprimées dans une étroite prison. II est étonnant que les dou- leurs atroces, souvent causées Par celte com- pression, n'aient pas fait proscrire un usage aussi contraire aux lois de la nature. IIéGlas! nous voyons, mèême, des personnes faire l'é- loge des cordonniers qui les chaussent de cette
manière. *


