HE PHIE TOUNE NATUREL LE. 321
Boûte-t-il les douceurs; c’est toujours sur lui que pèsent la plu- partdes fléaux,
Si les temps d’abondance ne semblent pas les plus favorables Pour déterminer lemploi de quelques précautions contre les suites funestes de Ja famine, ils ont au moins» Sur les temps de disette, l'avantage de faciliter à ceux qui s’occuperit de multiplier les Subsistances, le loisir et la tranquillité d'esprit nécessaires pour les créer. L'homme aux prises avec le besoin n’est capable d’aucu- ne recherche heureuse, Si dans les temps d’abondance, on n’eût pas cherché à familiariser le pauvre avec l’usage dès pommes de terre, quel succès auroit obtenu la bienfaisance qui; dans ces jours désastreux» N'avoit que cette ressource à offrir? N’at- tendons jamais à sentir le prix de ce qui nous manque; que quand il est impossible de se le procurer.
Si nos vœux ne sont pas trompés, si les indigens témoignent un jour leur assentiment À cette forme de secours, c’est alors seulement qu’il conviendra d'établir, comme paroît le desirer le ministre de l’intérieur, une marmite dans chaque arrondisse- ment municipal, sauf à en augmenter le nombre quand le vœu du pauvre sera librement et spontanément exprimé, toutefois en formant ces établissemens avec des fonds extraordinaires; car les fonds assignés aux secours à domicile; Sont insuffisans pour former ces établissemnens. Jusque-là le comité général doit se borner à inviter les: bureaux de bienfaisance placés dans le voisinage des distributions de soupes de légumes, à tenter quel- ques essais pour vaincre par la persuasion et non par la con- trainte, la répugnance que la plupart montrent encore pour ce supplément de secours.
Mais nous n’hésitons pas de le déclarer, ce seroit préjudicier d'avance au succès que la soupe de légumes doit avoir an jour, que de la Comprendre dans ce moment au nombre des secours à distribuer; ce seroit compromettre les institutions de bienfai- sance que d’en appliquer tout-à-coup les résultats, sans avoir sondé, consulté le goût des pauvres%te seroit enfin jeter de la défaveur sur la fonction honorable que les membres des coini- tés sont appelés à remplir auprès d’eux, et affoiblir leur con- fance dans les coriinissairés qui viennent les visiter, s'ils de- venoient les promoteurs d’un aliment en faveur duquel ceux qu’on a intention de secourir n’ont pas encore prononcé.
Nous terminerons ce rapport, déja trop long, par l'exposé âbrégé des Principaux points sur lesquels nous avons cru devoir particuliérement insister. Il résulte de tout ce qui précède;


