32 JOURNAL DE PHYSIQUE, DE CHIMIE
10, Que les objets dont est composée la soupe de légumes; sont bons chacun à part, et que, réunis par leur combinaison avec l’eau au moyen de la cuisson, ils offrent un tout plus élaboré, plus homogène, et plus approprié à l'effet alimentaire;
20. Que cette soupe, dont on peut à volonté varier Ja saveur à l'infini, est, dans toutes les périodes de la vie, susceptible de fournir À l’universalité: des citoyens peu aisés, une ressource alimentaire que nulle autre ne sauroit aussi avantagcusement rem-
lacer;
30, Qu'en accréditant son usage dans tous nos départemens, dans tous les établissemens où l’on a beaucoup d'individus à nour- rir, ce sera un moyen assuré, de maintenir, d'étendre même la culture des pommes de terre, et de diminuer la consomma- tion du pain, d’où résultera nécessairement une augmentation de richesse territoriale;:
4. Que la nourriture principale préparée pour cinq cents per- sonnes, opérera h-la-fois une économie considérable de combus- tible,de main-d'œuvre et de temps, en même-temps qu’elle per- fectionnera l'aliment et le réduira au plus bas prix;
50. Que la soupe de légumes, préparée ainsi en commun, convient spécialement dans les maisons oùle consommateur sera à portée de la manger chaude, et donnera aux hommes bien- faisans la faculté de faire beaucoup d’aumônes, sans augmenter les sommes que leurs moyens permettent d’y destiner;
6. Enfin, que le fourneau de Rumjford, qui n’est que V’ap- plication des connoissances physiques sur les moyens de distri- buer économiquement le calorique, doit être employé, non-seu- lement à la confection de la soupe de légumes, mais encore de toutes celles qu'on prépare en grand, et généralement pour
toutes les chaudières destinées aux procédés des arts et des manu- factures,


