304 JOURNAL DE. PHYSIQUE, DE.. CHIMIE
Je ne pretends généraliser aucune des idées que je viens de présenter, mais seulement en faire l'application aux productions de notre département. Pour terminer ce qui concerne l’histoire de notre tourbe pyriteuse, il me resteroit à examiner,
1°, Ce du’elle est dans le sein de la terre, les élémens qui la composent, Les combinaisons qui en résultent.
0, Ce qui arrive au moment où on l'extrait du sein de la terre; les nouvelles substances quis’y forment par la combustion et par l’action com biñée de l’air et de l’eau.
30 Le résultat de cette combustion, l’état des différens mi- néraux qui ont éprouvé son action, leur rapprochement des substances volcaniques. L
4. Enfin l'emploi que lon fait actuellement de cette tourbe, celui qu’on pourroit en faire et les matériaux précieux qu’elle peut fournir aux arts.
Si mes recherches et les expériences que j’ai commencées peu- vent me donner des résultats satisfaisans, et mériter l'attention des savans distingués devant..gui j'ai l'honneur de parler, je me ferai un devoir de leur souifettre mes découvertes.
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Nota. Depuis la publication de ce mémoire, j'ai trouvé que Monnet, dans sa Description minéralogique de la France, pag. 8, avoit également observé des coquilles fluviatiles sous la tourbe pyriteuse du Soissonnais.
« Je noublirai pas, dit il, de faire observer qu’il se trouve à côté du fossé de la: ville(Soissons), à 10 ou 12 pieds de pro- fondeur, une couche irrégulière de terre végétale pyritisée, de 7 à 8 pouces d'épaisseur, et qu'à quelques pouces au-dessus de cette couche on voit des coquilles fluviatiles. Ces coquilles se trouvent par conséquent plus bas que la couche d’'huîtres dont nous venons de parler, et que nous avons dit se trouver presque à la surface du terrein; en effet, on voit dans ce même endroit dont je parle, des huîtres par-dessus; autre preuve par consé- gen que ces coquilles ne sont pas dans leur situation natu- relle.»


