Jahrgang 
51
Seite
303
Einzelbild herunterladen

ee

ET'D'HISTOHE KA FPURELLE 303

qui ont formé les plus hautes montagnes de notre département, et qui y ont déposé de nombreuses couches de coquilles; enfin, pendant combien de siècles elles ont y rester pour y accu- muler des couches de 30 à 4o mètres et plus, au-dessus de lan- cien terrein.

Mais ne voulant pas étendre mes réflexions au-delà du pays j'ai fait mes observations, je me borne à remarquer quau temps du premier monde le bassin est située aujourdhui la ville de Soissons, a été autrefois, au moinsen partie, un marais supérieur, même encore aujourdhui, au lit de la rivière dAisne qui la traverse que cet ancien marais se retrouve à-peu-près de niveau avec@x au milieu desquels sont placées les villes de Coucy, de Chaulny, de la Fère, de Laon, etc., séparées au- jourdhui par des montagnes; qu'après un certain laps de temps les flots de locéan étant venus visiter leur premier domaine(1), ont couvert une étendue considérable de lancien terrein, et y ont laissé les dépouilles de leurs nombreux habitans, qui ont enseveli sous leurs ruines les habitans du premier monde; quil faut rapporter à cette époque la formation des montagnes de ce département, qui reposent presque toutes sur une base sablou- neuse, surmontée de bancs très-épais de piérres calcaires, co- quillères. Ces montagnes, quoique séparées par de larges vallons, offrent presque toutes les mêmes couches, composées des mêmes substances, dans le. même ordre, et à-peu-près de la'ïmême épaisseur.

Qu'il ait existé des courans dans le sein même de la mer, ou qu'après sa retraite il se soit établi de grands lacs, des ra- vins, des torrens, cest à une de ces causes quil faut attribuer le déblaiement dune partie des substances déposées par la mer, qui par leur retraite, ont laissé presquà nu une portion de lan- cien marais, et ont formé des vallées entre nos montagnes, qui sont redevenues le sol du nouveau monde. L'ancien terrein se retrouye à très peu de profondeur, et les êtres terrestres vi- vans, animaux et végétaux, sont rentrés de nouveau en posses- sion dun pays que les eaux avoient usurpé sur.leurs aïeux, et lhomme qui peut-être navoit jamais habité ces contrées, y a

gagne un sol fertile et de riches carrières pour la construction de sa demeure.

(1) On doit voir que je suppose, avec le cit. Delamétherie, le globe couvert deau par-tout avant quil eût commencé à être habité. Qg2