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le sem de la terre une combustion lente et cachée. Ces tourbes deviendront pyriteuses, s’il s’y joint des molécules sulfureuses résultantes de la décomposition des substances animales et végé- tales, ou amenées par des eaux qui les auront enlevéesaux mines de soufre ou de pyrites, ou bien elles se convertiront en charbons de terre, par la présence des. bitumes qui les pénètrent, et dont l'origine est aujourd’hui assez généralement reconnue apparte- nir à Ja décomposition des animaux et des plantes.
S’il s’y rencontre des bois naturels fossiles, il est à présumer que, peu après leur chute, enveloppés par des matières terreu- ses ou sablonneuses, à l'abri des agens d'estructeurs, ils se seront conservés intacts jusqu’à nos jours ou bien par d’autres circons- tances ils auront acquis l'état de pétrification.
D'après cette suite d'observations, je crois devoir rapporter à la même époque et aux mêmes causes la formation des difié- rentes espèces de tourbes limoneuses, pyriteuses ou bitumineu- Ses, ces dernières constituant la houille ou le charbon de terre. La tourbe fibreuse qu’on rencontre plus ordinairement à la sur- face de la terre, est très-probablement le premier état de la plupart de celles que je viens de citer, et qui se trouvent à des profondeurs plus ou moins considérables. Cette tourbe fibreuse, par suite de décomposition et par le rapprochement de ses par- tes, se conyertit insensiblement en sourbe limoneuse plus dense, plus terreuse, contenant plus ou moins de fer. Elle deviendra Pyriteuse, si elle est pénétrée de soufre; bitumineuse, si les peus huileuses, résultantes des végétaux n’ont point été en- evées par quelques causes particulières, et si elles ont pu se combiner avec l'acide sulfurique. On trouve à la vérité dans le charbon de terre, des vestiges d'animaux marins, de poissons, de coquilles et de végétaux exotiques, mais il est à remarquer qu’on ne les rencontre que dans le zectum ou dans les conches supérieures. Je doute qu’on en ait jamais observé dans les cou- ches inférieures.
Ceite opinion appuyée sur des faits qui se passent tous les jours sous nos yeux, puisque la tourbe se forme continuelle- inent dans les marais, me paroît d’ailleurs expliquer d’une manière plus satisfaisante l’origine de ces couches de tourbe pyriteuse ou bitumineuse dont quelques-unes ont 12 à 15 mè- tres et beaucoup plus d'épaisseur. Comment supposer que des révolutions particulières et locales, ou que les eaux de la mer aient pu charrier une aussi énorme quantité de bois répandus dans tant de pays différens? N’est-il pas plus naturel de regar-
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