Jahrgang 
51
Seite
282
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28% JOURNAL. DE PHYSIQUE; DE CHIMIE

L'on voit plusieurs de ces vertèbres isolées et groupées confu- sément dans ma collection; elles ont en générai les apophyses épineuses plus longues que le crocodile de Java; maïs par contre, les transverses moins étendues. Plusieurs de ces dernières avoient ces apophyses transversés recourbées; d’après ces caractères il paroît que le reptile fossile en question a eu la partie supéricure du dos plus élevée en proportion de sa largeur, que nos cro- codiles d'Asie. Je possède aussi des vertèbres qui, à juger par la grosseur des apophyses transverses, semblent avoir été articu- Iées au pelvis. La planche 9 du livre du citoyen Faujas, sur les fossiles de notre montagne, donne les figures de quelques ver- tèbres des lombes avec d’autres de l’origine de la queue; mais toutes les vertèbres des planches 7 et 8 sont de cette partie plus voisine de l’extrémité où les apophyses transverses man- quent. S’il est permis d'établir une conjecture sur la forme de la

queue d’après la structure des apophyses, je croirois volontiers

que notre Jésard étoit doué d’une rame plus longue et plus forte, aussi plus flexible des deux côtés, et comme il se trouve ense- veli avec Îles tortues franches, des oursins, des mollusques et des crustacés sans nombre, je seroïs tenté de croire qu’il a fré- quenté plus particulièrement les hautes mers que nos crocodiles qui habitent les fleuves et s’écartent rarement du rivage. Mais revenons aux vertèbres cervicales.

Je possède parmi les dessins que feu mon père a achetés avec l’élite des pièces du cabinet de Hoffman, la représentation des deux premières vertèbres cervicales de notre animal fossile, dé- peintes avec un caractère de vérité qui fait illusion. Or, ces vertèbres ont quelque chose de si extraordinaire, que l’on ne sauroit les méconnoître au premier aspect pour celles d’un véri- table crocodile. L’atlas est composé de quatre pièces détachées dont la supérieure semble avoir été séparée en: débarrassant le morceau du bloc de la carrière, mais les deux pièces latérales sont dans leur site naturel, ainsi que la partie du corps. L’on sait qu’elles forment par leur réunion à la face odontoïde de l’axis, une cavité qui reçoit le condyle simple de l'occiput. L’axis est parfaitement caractérisé d’un tubercule(os mucrona- tum) et le peintre a pris soin de représenter même ces F séparément et de plusieurs côtés, comme s’il se fût doutéde tout l’intérêt que ces petites pièces pouvoient inspirer un jour pour déterminer le genre de ces animaux. Un autre osselet fort mince et long, fort ressemblant à l’une des apophyses trans-