ET D EME S:T O1.R EN A'EUR.E E LE. 265 verses et mobiles de l’axis, semble avoir accompagné ces vertè- bres, puisqu'il est ajouté à côté de la figure principale: comme ces parties sont représentées sur la même planche qui donne une très-bonne figure des 12 vertèbres dorsales, il est à présu- mcCr que ces dernières auront été trouvées en imême temps, mais le manque d’annotations laisse cette particularité indécise.
Nous passerons maintenant à l'examen des mâchoires, mais pour donner toute l’évidence aux preuves que j’ai rassemblées, il sera nécessaire de présenter une comparaison un peu détail-
lée des mâchoires inférieures dans les inamimifères et les rep- tiles.
. Tandis que tous les mammifères ont au plus les mâchoires ir- férieures composées de deux pièces réunies à leur jonction par une suture, ou bien soudées à cet endroit, les reptiles nous font admirer dans leur structure beaucoup plus composée, un assemblage de pièces réunies par des sutures écailleuses de tou- tes les espèces. La partie qui reçoit l'articulation est séparée des autres; il y a des deux côtés extérieurs deux pièces latérales l'une szpérieure, V'autre inférieure. La partie qui s'élève dans quelques reptiles, sous la forme d’apophyse coronoïde, est constamment d’une autre pièce. La partie antérieure des mâ- choires, soit qu’elle se trouve munie d’une corne comme dans le genre chclosien, ou bien armée de dents, comme dans les sauriens, est toujours composée de deux pièces, l’une extérieure qui reçoît les dents dans des alvéoles, ou fixées contre les pa- rois internes, ou comprises dans une substance médullaire os- seuse; l’axtre£z1érieure qui recouvre tantôt plus, tantôt moins les racines des dents, quelquefois se trouve presqu’au-dessous des mâchoires, et bonche la cavité du nerf maxillaire inférieur, J'ai désigné ces pièces différentes, au nombre de 6 dans chaque mâchoire du genre des sauriens sous les noms d’articulaires, de latérales; d'antérieures, pour les dents de coronoïde et d’oper- culaire. Les modifications différentes*de ces païties dans Ja tortue franche, l’iguane, la dragonne(dracaena Linnaei)(1) etle crocodile, sont exprimées sur deux planches, au bas des- quelles sont ajoutées les mâchoires de l'inconnu de Maëstricht.
(x) entends par dragonne, la dracæna de Linnée, gen. 122, sp. 3, cauda su- pra denticulata longa, corpore lœvi, squamis minutissimis, corpore spadiceo, ctc. Seba Mus: 1 ,t. 101, f 1(édit. de Gmelin, page 1056\


