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310 JOURNAL DE PHYSIQUE, DE CHIMIE
fut que de quelques heures; elle périt subitement dans une syn- cope. Quoique la mort des hydrophobes ne soit pas ordinuaire- ment si prompte, elle n’en est pas moins communément inévi- table. Cette cruelle maladie a coutume de se jouer des efforts de l’art. Les malheurs qui viennent d'arriver à Paris prouvent combien les meilleures méthodes sont peu rassurantes; les tra- Yaux ne seront cependant pas en pure perte. On a dit-on, re- cueilli une grande quantité de salive avec laquelle on peut faire des expériences utiles sur la nature du virus et sur sa com- munication; peut-être fourniront-elles des idées qui mettront Sur la voie de l’antidote desiré. Heureux le médecin à qui la providence le découvrira! en comblant le vœu de l'humanité, son nom sera placé au rang de ses bienfaiteurs les plus signalés.
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OBSERVATIONS
Sur la décomposition de l’acide nitreux fumant, par le moyen
du charbon,
Par, B. G. Sace, directeur de la première école des mines.
N'importe la substance qui a fourni le charbon: ce qui cons- titue sa partie combustible est essentiellement la même, C’est-à- dire, de l’acidum pingue pur, saturé de phlogistique. Si je dis de l’acidum pingue, c’est que le charbon résulte toujours de la décomposition des graisses, des huiles.
Le charbon ne pourroit-il pas être considéré comme gaz inflam- mable concret qui n’a besoin que du concours du feu et de l’eau pour se convertir en fluide élastique aëriforme inflammable, ce qui est démontré par l’expérience.|
Les charbons diffèrent par la quantité de terre qu'ils contien- nent; elle se trouve dans le rapport d’un cinquantième dans le charbon de bois de chêne qui a été employé dans les expérien- ces.
La houille(1) ou charbon de terre pur contient un trente- troisième de terre.
(1) La houille résulte de la carbonisation du bois par le moyen de l'acide
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