E-T:D: HS TO. IR:E, NA TU R:E L E E. 5
Les flacons étoient fermés par des bouchons usés à l’émeril, et souvent plongés sous l’eau. L’air en contact avec l’eau dis- tillée, ne perdit, en 10 à 15 jours, pas 0,008 d’oxigène. Il ne changea jamais au-delà de 1.5 en pureté, à la température de 10 à 12 de Réaumur; mais il présenta des résultats bien différens avec les terres. En voici le tableau:
Alumine, depuis le 17 fructidor jusqu’au 4 vendémiaire, deux flacons d’azote pur.
Baryte, idem, résidu donne 0,08 d'oxygène: donc il y a eu 0,18 d'oxygène absorbé.
Alumine, du 5 au 14 vendémiaire, azote pur.
Alumine, du 6 au 14 vendémiaire, résidu, 0,08 d'oxygène.
Chaux, du 6 au 14 vendémiaire, résidu, 0,20 d’oxigène.
Baryte, idem, résidu, 0,11 d'oxygène.
Ces terres forment donc des oxides terreux, à moins que l'eau ne contribue à cette absorption de l’oxigène.
Le charbon a été l’objet des recherches de plusieurs chi- mistes.
Proust a fait voir que la plupart des bois laissoient après leur combustion dans les vaisseaux fermés à-peu-près un cinquième de leur poids en résidu charbonneux.
Mais quelle est la nature de ce charbon?
Guillaume Henry a fait sur cette matière un grand nombre d'expériences, d’après lesquelles il conclut que le carbone peut encore être regardé comme un élément, c’est-à-dire, comme un corps dont la composition nous est jusqu'ici inconnue; mais dont la décomposition est peut être réservée aux travaux d’un chimiste futur plus heureux.
Les docteurs Rouppe et van Noorden ont fait des expériences sur l'absorption de différens gaz par le charbon. Delamétherie ayoit vu que le charbon absorboit différens gaz et en changeoït la nature. Les deux chimistes hollandais ont répété ces expé- riences ayec beaucoup de soin. Ils se sont servis d’une petite boîte qui se ferme exactement. Ils ferment le charbon incan- descent, et ensuite il le placent sous des cloches remplies de différens gaz qui en sont absorbés en diverses quantités. Ils ont observé qu’un charbon qui avoit absorbé de l’hydrogène ab- sorboit encore de l'oxygène, et qu’il paroissoit de l’eau: d’où ils concluent que ces deux gaz se combinent, et qu’il y a pro- duction d’eau.
Guyton-Morveau a fait de nouvelles expériences sur la com-
bustion du diamant. Tennant avoit ohseryé que cette substance
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