BR DH RS TORRE NATURELLE. 55 l'opinion de ceux qui les croient de la matière des zoophites, c’est-à-dire des espèces de ruches ou madrepores, contenant des insectes qui les forment. Toutes ses observations lui ont prouvé que ce sentiment n’est point fondé. Il persiste en con- séquence à croire que les conferves sont, ainsi que la matière verte, de véritables végétaux.
Girod-Chantram a observé différentes espèces de conferves, principalement la rivzlaris et la fontana. Il soutient sa première opinion, et il pense que ces productions sont des demeures d'animaux.
Decandolle a examiné avec Brogniard, la structure des plantes maritimes, telles que les /zcus: il y a trouvé beaucoup de rapports avec celle des conferves.
Morellot a donné des observations sur la feuillaison et l’iffeuil- laison, avec l'indication des signes qui annoncent la pleine vigueur des feuilles, et le moment où on doit les récolter pour les usages pharmaceutiques et économiques. Il fait voir que c’est à l'instant où la plante esten fleurs, que ces feuilles ont toutes leurs propriétés. Elles tombent ensuite, lorsque leur vie parti- culière est terminée.
Chaptal rapporte que dans les Cévennes, pour arrêter la carie des chataigners, on y applique le feu de la manière suivante: on ramasse de la bruyère et autres matières com-
bustibles, qu’on met dans le creux de l'arbre carié, et on Y-
met le feu: ce cautère arrête la carie. CRUE EN NE RAS OC T:E:
Vauquelin, qui a donné un si grand nombre de belles ana- lyses des minéraux, décrit les procédés employés. On pulvérise la pierre qu'on veut analyser. On la mélange avec trois fois autant de potasse; on met le tout dans un creuset, et on chauffe assez pour en faire une fritte. Les vaisseaux retirés, on jette la fritte dans de l’eau distillée; la matière étant dissoute, on cherche, par les différens procédés chimiques, à eonnoître les substances qui y sont contenues. Voici les caractères auxquels on peut reconnoître chacune des huit terres connues, qui peu- vent se trouver dans les substances minérales.
1°. La Silice. Elle se dissout dans les alkalis caustiques à laide de la chaleur sur-tout, d'où elle est précipitée par les acides dont un excès la redissout. La dissolution de cette terre dans les acides se prend en gelée par l’évaporation; et lorsqu'elle
L
Tome VII. NIVOSE an 8. E


