Jahrgang 
50
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29
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ED EST OBS INAP L RASE TBE 29 On les prépare de manière à pouvoir être liées sur les femelles: on les suspend, et on les fait sécher à lombre, On peut ainsi conserver leur vertu jusquà lannée suivante. Cest vers le mois de floréal qu'on les attache sur les paliniers femelles. On féconde ainsi le dattier, parce qu'il seroït très-imprudent, pour des hommes qui sont réduits pour toute nourriture aux fruits du palwier, et qui habitent au fond des déserts, de confier la ferti- lité de ces arbres, aux vents qui pourroient porter ailleurs la poussière fécondante.

Linnée avoit fait connoître une partie des phénomènes admi- rables que présente la valisneria, lors de sa fécondation. Picot la Peyrouse y a ajouté quelques nouveaux détails. Cette plante est dioique. Le mâle et la femelle croisent toujours au fond des eaux. À l'instant le mâle va fleurir, ses hampes, qui sont terminées par une spathe applatie, se brisent. Alors les fleurs sélancent à la surface de leau; elles sy réunissent, et voguent au gré des vents.<

Les femelles, qui ont une hampe trés-allongée, tournée en spirale comme un ressort à boudin, s'élèvent en même-temps jusquà la surface de leau, parles développemens de leur hampe. On voit alors paroître à la surface de leau, ces fleurs femelles toujours attachées à leurs hampes. Elles sagitent autour des fleurs mâles, qui sen approchent. Et lorsque les rayons du soleil commencent à échauffer l'horizon, la hampe se replie, et entraîne sous leau les fleurs femelles, lesquelles se ferment. Mais le soir, aussitôt que le soleil se cache sous l'horizon, elles reparoissent à la surface de leau. Cest ce qui se répète plusieurs fois; mais lauteur na pu èn déterminer le nombre. Enfin, lorsque la fécondation est opérée, la hampe se replie totale- ment, et entraîne au fond des eaux Îla fleur et le germe.

Coulomb faïsoit abbattre, vers la fin de germinal, des peupliers ditalie, qui étoient couverts de fleurs. 11 observa quun de ces arbres, qui étoit coupé jusquà quelques lignesde distance de laxe de larbre rendoit à la coupure un bruit pareil à celui que produit de l'air, lorsqu'il sort en abondance, et par petits slobules de la surface dun fluide, et auil couloit beaucoup de sève. Cette expé- rience répétée plusieurs fois, eut toujours le même succès. D' il conclut que la sève dans les gros arbres ne montoit sensible- ment que vers l'axe qui forme le canal médullaire. Pour sen assurer, il fit percer avec une tarière plusieurs de ces arbres. La mêche étoit à peine humide, jusquà ce quon fût arrivé à deux outrois centimètres de distance du centre de larbre. Mais