FD D ETS TO LR Fe NAT-U-R ELLE. férente refrangibilité des rayons de lumière. Il prend deux lentilles de Crown-Glass, qu'il ajuste bien l’une contre l’autre, et il en remplit l’intérieur de différentes liqueurs, qui ont divers degrés de refrangibilité, telles que des huiles essentielles, la dissolution de sublimé corrosif, où muriate oxygèné de mercure dans de l’alcohol, avec addition d’un peu de sel ammoniac, une dissolution dans l’esprit de vin du beurre d’antimoine, ou muriate d’antimoine; il a calculé la rcfran- gibilité de ces liqueurs et la convexité qu'il falloit donner aux verres, et il est parvenu à des résultats très-exacts.
e
Fabbroni a examiné la force refringente de différens fluides. Il a fait voir qu'elle varie beaucoup. Ainsi l’éther a une force refringente beaucoup plus considérable que l'huile. On les place dans une lentille creuse. Le premier donne un foyer de 60, et le second en donne un de 75.
Haüy a fait voir que plusieurs substances minérales ont la double réfraction: telles sont le quartz transparent, la topaze, l’émeraude, le spath calcaire, la baryte sulfatée, l’euclase, Vidocrase, la strontiane sulfatée.
Parmi les sels solubles et sapides, la soude boratée ou borax, la magnésie sulfatée ont la double réfraction.
Le soufre a la double réfraction. Le succin la simple, ainsi que le diamant.
Le plomb carbonaté, ou plomb blanc, a la double ré tion.
Brougham, dans un mémoire imprimé dans les Transactions philosophiques de Londres, rapporte des expériences qui pa- roissent lui prouver que la doctrine de Newton, sur la refran- gibilité des rayons de lumière, est fausse. Prevost, de Genève, croit que Brougham s’est trompé, et il soutient la théorie de Newton. Il fait voir que les expériences qu’on lui oppose ne sont point concluantes.
Dizé a envisagé la matière de la chaleur comme la cause des effets lumineux. Il a fait un grand nombre d’expériences pour prouver que, dans tous les phénomènes terrestres, il n’y a jamais de lumière sans chaleur. Ses conclusions sont que:
1°.. La chaleur précède toujours les effets lumineux.
2°. La lumière ne peut être un corps sui generis, parce que la lumière n’a lieu que lorsque le calorique est en liberté et dans une accumulation suftisante, de laquelle dépend la force de l’acte lumineux qui est produit.
Tome VII /NIVNOSE ar 8. B


