Teil eines Werkes 
4 (1816) Tome quatrième, contenant la reproduction des substances végétales et l'économie du bétail.
Entstehung
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D'A GRTICULTVURE. 19

Il en est iout autrement des machines desúnées à semer en lignes ou raies; parce qu'elles déposent la semence en lignes espacées, et fraient un

présenté des résultats beaucoup plus accomplis. Aujourd'hui je suis convaincu que si notre excellent auteur eũt eu connaissance de ces machines et de la perfection de leur travail, il n'hésiterait plus à leur donner une préférence décidée sur Paction du meilleur des semeurs.

La description de'une ou de l'autre de ces machines me retiendrait ici beaucoup au-delà des bornes d'une noie, et avec cela ne fournirait que très-imparſaitement les moyens de les imiter; beaucoup mieux vaudra s'en procurer de toutes faites dans les fabriques mème, le travail en grand permet de les établir à un prix bien moins onéreux, que lorsqu'on doit marcher avec timidité, pour chercher à atteindre les résultats que d'autres ont obtenu.

Pessaierai de tracer ici quelques- uns des avantages des semoirs, et des inconvéniens qu'on leur reproche, afin de ſaciliter, autant quiil est en moi, les jugemens sur la convenance de les adopter.

1. Les semoirs qui me sont connus, distribuent le grain aussi également qu'on peut l'espérer, sans le déposer avec la main dans des trous espacés; cependant entre une rangée et l'autre il y a toujours un léger espace vide; mais cet espace est trop peu considérable pour qu'il ne soit pPas complétement occupé par les racines du blé, après que celui-ci a tallé; dans les rangées meme, les plantes sont assez nombreuses pour pouvoir supporter les accidens de l'hiver, qui, d'ailleurs, y sont d'autant moins à craindre, que les plantes étant assez bien espacées, peuvent acquérir plus de force qu'elles ne le feraient sans cela, pour résister aux intempéries.

Au reste, il dépend absolument du semeur de graduer, à volonté, le plus ou moins d'é- paisseur qu'il veut donner à la semaille.

2. IIs introduisent le grain en terre, à une profondeur réglée, et qui dépend également du choix du semeur.

Tous les grains de semence sont parfaitement recouveris; aucun d'entr'eux n'est entratné à une trop grande profondeur pour y pourrir, ni laissé à la surface du sol pour ètre mangé par les oiseaux. Ils ne sont point déterrés par les pluies qui surviennent après la semaille; leur germiination et les premiers périodes de leur végétation ne sont point troublés par les accidens de température; les plantes sortant de grains placés à une proſondeur uniforme, sont aussi plus égales; et, mieux espacées, elles ont un peu moins de disposition à verser.

3. IIs permettent d'épargner un quart et quelqueſois la moitié de la semence qu'on em- ploierait en semant à la main; on assure même que, dans les lieux, à cause de T'àpreté des hivers, on sème plus épais que cela n'est ordinaire, cette épargne va encore au-delà.

4. Si meme le semoir exige l'action d'un cheval pour èêtre mis en mouvement, cela mème ne peut guère lui èêtre imputé, puisqu'il accomplit lui-mème une grande partie du travail que, sans lui, l'on devrait faire avec la herse. 3

Les inconvéniens que peut présenter l'usage des semoirs, sont: 1. d'exiger un peu plus de temps pour Paccomplissement des semailles; dans les terres tenaces surtout, le sol veut èêtre un peu mieux préparé, et les mottes mieux cassées qu'elles ne le sont ordinairement pour les semailles qui se font à la volée zjafin que les pieds ou socs du semoir, ne soient pas entravés dans leur marche; au reste ce travail est très-particulièrement avantageux à la récolte. 2. Il n'est Pas douteux qu'un semoir, quelqu'activité qu'on lui donne en changeant fréquemment le