Teil eines Werkes 
4 (1816) Tome quatrième, contenant la reproduction des substances végétales et l'économie du bétail.
Entstehung
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14 PRINCIPES RAISONNES § 977.

Parmi toutes ces questions, les plus difficiles à résoudre sont celles du plus ou moins d'épaisseur à laquelle on doit semer, de la quantité de semence qu'on doit mettre en terre, et des cas l'on doit semer plus ou moins épais. Comme Fexpression semer épais ou semer olair est absolument relative, il faut, avant tout, que nous déterminions, ce que nous entendons par une épaisseur ou quantité moyenne; et cela n'est pas difficile, puisque, à l'égard de la quotité de semence qui doit étre employée sur un espace donné, nous trouvons une uniformité inattendue d'opinion chez presque toutes les nations et dans tous les climats*. La quantité moyenne de semence est, si nous réduisons le terrain et la semence à notre mesure, entre dix-huit et vingt metzen de Berlin** par journal, et cela pPour toutes les espèces de grain, excepté Pavoine, que, aussi partout, Pon seme ordinairement d'un quart ou d'une moitié plus épais.

Si nous pouvions obtenir que la semence füt épandue d'une maniére uni- forme sur le terrain ensemencé, et que chaque grain donnât une plante, une telle quantité de semence serait tout-à-fait excessive. Le comte Podewills, dans ses expériences d'agriculture, a calculé, qu'au moyen d'une ielle quantité il iombait, par chaque pied carré, quatre-vingt-onze grains de seigle; et en examinant une des places les plus épaisses du champ, il m'y a trouvé que irente- deuv plantes qui pointassent. II me paratt impossible que mème celles- puissent demeurer, elles n'auraient point assez de place et de nourriture; tout au moins ne pourraient-elles pas taller et produire plusieurs épis. J'ai très-souvent observé que, dans des céréales dont les épis étaient fort épais, quoique pas assez pour qu'elles versassent, et qui donnaient un produit lequel dépassait de beaueoup celui qu'on devait attendre de la fécondité du sol, il n'y avait pas plus de cinq ou siz plantes par pied carré, et, d'après mes observauions, je dois envisager un tel espacement des plantes, comme une condition du plus haut produit; ainsi donc une grande partie des plantes disparoissent, lorsqu'un nombre suffisant de vigoureuses prennent le dessus.

Mais comme, avec la manière ordinaire de semer nous n'opérons point une répartition unmiforme du grain, et que nous pouvons bien moins encore autendre que chaque plante réussisse, nous ne Pouvons pas nous régler d'après ces appa- rences, quelques réelles qu'elles soient en elles-mêmes; il convient done de semer

X:..... Ici notre excellent auteur est dans Ferreur, cette uniformité m'existe point en effet. La quantité de semence sur un espace donné, que j'ai trouvée usitée dans mes terres d'Italie, n'est

exactement que de la moitié de ce qui est d'usage sur les bords du lac de Genève. Trad. * Heciolire o,61 à o,68. Trad.

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