Teil eines Werkes 
3 (1814) Tome troisième, contenant la seconde partie del l'Agriculture proprement dit, avec 13 planches, savoir: celles de I à XI, la XIII et XIV
Entstehung
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6 LRINCIPERS RAISONNES lieu en tems sec. On observera mème qu'un labour léger, qui remue seulement la superficie du sol, y conserve'humidité plutôt qu'il ne la dissipe, et que par conséquent l'attractlion de l'humidité insensible de l'air y est plus forte que Pévaporation.

L'humidité qui est renfermée dans les interstices du sol et qui s'y amasse en plus grande quantité lorsqu'on le déchaume avant l'hiver, présente sans doute ce désävantage; mais il n'y a pas à craindre qu'elle tienne le terrain serré et tenace durant tout l'été. Des observateurs attentifs ont remarqué, au contraire, que ce terrain était beaucoup plus meuble, qu'il se divisait mieux, pourvu seulement qu'on attendit qu'il fut essuyé: c'est la une suite naturelle de l'éva- poralion de cette eau dont l'élasticité avait séparé les particules du sol en s'in- troduisant entr'elles.

5. La destruction des mauvaises herbes. En traitant de la manière de con- naitre et d'apprécier les terres, nous avons, sous les rapports agronomiques, divisé les mauvaises herbes en deux classes; celles qui se multiplient par le moyen de leurs semences, et celles qui se propagent surtout par leurs racines. Cette distinction est très-essentelle lorsqu'il s'agit de détruire ces mauvaises berbes par le labour..

Les mauvaises herbes qui viennent de graine, ne peuvent être détruites que lorsqu'on ramène successivement les semences contenues dans le sol, Asa super- ficie, ensorte qu'clles soient en position de germer; car sans cela elles pour- raient demeurer des siècles entiers en terre, sans perdre la faculté de produire de nouvelles plantes. La plupart des petites semences ne germem point, si elles ne sont soumises à l'action libre de l'atmospheère, et elles ue sont point en contact avec lui lorsqu'elles sont renfermées dans des mottes non-pulvérisées; aussi demeurent-elles en repos jusqu'à ce que ces mottes se divisent. On ne doit donc pas espérer de détruire complétement les mauvaises semences conte- nues dans le sol, et même daus la partie ramenée à sa superficie, jusqu'à ce qu'on ait bien pulvérisé celles-ci; jusqu'à ce que les tranches de terre ei les mottes soient complétement divisées et réduites en poudre. Ainsi done, pour parvenir à ce but, il ne suffit pas que chaque couche, quelque mince qu'elle puisse Gtre, soit ramenée à la surface et mise en contact avec l'air, il faut encore qu'elle soit brisée, divisée, et comme réduite en poudre; la charrue seule ne peut pas opérer cet effet, il faut encore pour cela le concours de la herse.

Mais pour purger le sol des mauvaises herbes qui se propagent par leurs racines, surtout du froment rampant ou chiendent(triticum repens), de P'a- grostis stolonifera et de plusieurs autres graminées, de la sarréète des champs,