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11 vaudrait la peine de faire des fouilles pour chercher cette terre, dans joutes les vallées qui paraissent avoir été autrefois couvertes par les eaux.
On procède de la manière suivante pour extraire cette espèce de terreau.
On ouvre d’abord une fosse de cinq à six pieds de largeur sur donze de longueur, on jette la terre végétale de la superficie d’un côté, et Pargile vierge de lPautre; celle-ci a ordinairement de quatre à cinq pieds d’épaisseur. On extrait alors la terre désirée qui se trouve au-dessous, et l’on fouit pour cela à une profondeur aussi grande que cela peut avoir lieu sans danger; alors on
continué la fosse en jetant la terre végétale d’un côte et l'argile dans le creux
qu’on vient de faire; on extrait la terre améliorante du fond, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’on ait la quantité de cette terre dont on a besoin.
Cette espèce de terre est en elle-même absolument stérile, du moins lors qu’elle vient d’être extraite; mais après qu’elle a été mêlée avec le sol et soi- gneusement travaillée, elle donne à celui-ci une grande fécondité: un terrain amende de la sorte se distingue long-tems par sa ferulité.
S652:
L’utilité du gypse(sulfate de chaux) employé comme engrais, n’est point une découverte nouvelle; on trouve, déjà dans Pantiquité, des traces de son emploi dans des contrées et des lieux isolés, mais cet usage ne s'était pas répandu; c’est seulement vers le milieu du dix-huitième siècle qu’un homme auquel l’agriculture a de grandes obligasions, le pasteur ayer de Kupferzell, dans la principauté de Hohenlohe, apprit à connaître les effets de cette sub- tance, dans la correspondance qu'il soutint avec le comte de Schuhlenbourg de Hehlen en Hanovre, pays où depuis long-tems, et surtout dans les environs de Nicdek près Gôttingen, on employait le gypse comme engrais. Mayer étendit dans ses écrits la réputation du gypse: cette substance ne tarda pas à être employée, surtout en Suisse; là ses effets furent portés à la connaissance da public par les experiences décisives de Tschiffeli et d’autres agriculteurs, eon- signées dans les Mémoires de la Societé économique de Berne. En Allemagne ce fut surtout Schubart de X/eefeld qui mit au jour les grands effets que le gypse produit sur le trèfle. Mais plusieurs personnes s’élevèrent contre son système et, d’après de prétendues expériences et des essais tout au moins imparfaits, prétendirent que le plâtre était completement inefficace ou même nuisible; celte question demeura ainsi pendant long-tems sans être résolue.
Dans le parti des opposans se rangèrent surtout les inspecteurs de diverses salines; qui craïgnaient de ne pouvoir plus écouler le résidu, de leur fabri-
cation; résidu qui, jusque-là, avait été employé dans les contrées voisincs


