364 PRINCIPES RRAISONNES
rolalion, qui, pour lui, et en raison des circonstances particulières dont il est entouré, a le mérite très-grand non-seulement de produire une abondance de denrées dont une grande partie peut être appliquée à choix à la nourriture de Phomme et à celle du bétail, et dont la réalisation, de quelque manière qu'elle ait lieu, assure une rente nette très-forte; mais encore d'exiger des avances de culture fort peu considérables.
1. Pommes de terre sur labour profond à la 5. Pommes deterre comme la première année.
bèche. 6. Froment comme la seconde année, avee 2. Froment fumé complétement avec du fumier cette différence qu'au lieu d'y semer au charrié et épandu en hiver sur la semaille, printems du trèfle, ony seme de la luzerne.
lequel amendant la surface du sol, assure 7. Luzerne- la réussite du trèfle, que, au printems, on 8. Luzerne. sème par dessus, en ayant soin de faire 9. Euzerne fumée complétement en hiver. suivre une herse garnie d'épines. 10. Luzerne rompue en automne pour 3. Trèfle, 2 coupes, puis 11. Froment. 4. Froment et quelqueſois raves en seconde 12, Froment et ensuite raves- récolte.
Pai dit que cet assolement exigeait chez M. Pictet peu d'avances de culture; cela tient à ce que la plus grande partie des pommes de terre qui comprennent la sixième partie de son asso- lement, sont plantées et cultivées à moitié produit par des pauvres gens du voisinage, trouvent dans ce genre d'exploitation des ressources Presque toujours sres contre le bes Ainsi M. Pictet est le bienfaiteur d'un grand nombre de familles en mèême tems qu'il obtient son propre avantage. J'exhorte au reste mes lecteurs à lire en entier le compte que cet agro- nome rend de cet assolement; je regrette de ne pouvoir le donner iei dans son entier.
Le sainfoin(esparcette, pellagra) n'a guère moins de droits à notre attention; tont comme la luzerne il peut très-bien étre associé aux assolemens alternes; son produit n'est à la vérité pas aussi considérable que celui de la luzerne„mais il ne demande, pendant sa durée, d'autre engrais que du platre, et réussit dans des terrains sablonneux et graveleux, où la luzerne ne végéterait que très-misérablement. Au reste, la semence du sainſoin étant beaucoup plus coù- teuse que celle de la luzerne, il ne vaudrait pas trop la peine d'établir des prairies de cette plante, pour ne les laisser subsister qu'un petit nombre d'années. Tyrad.
qui oin.
FiN DU PREMIER vOLUME.
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